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Faut que je vous explique le travail de la vigne, non? ça me fascine!
Voici une vision panoramique (de débutant photographe) de l'une des
vignes que nous devons préparer. Ne désespérons pas, il ne reste que
quatre mille pieds à travailler... Enfin, si l'on peut dire que
travailler dans un cadre pareil s'appelle encore travailler! |
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| La vigne aime
prendre cette allure là... |
... et le
viticulteur voudrait la dompter sous cette forme-ci |
(parce qu'il utilise une désherbeuse automatique qui ne doit
rencontrer aucun obstacle, je suppose) |
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Mon boulot est d'aider le tailleur/dompteur à maintenir la bête
pendant qu'il la tord et la lie pour la maintenir dans le sens voulu.
S'il se trompe à ce stade-ci, si l'un des yeux est blessé (ils tombent
rien qu'à les regarder, les petits capricieux), la vigne est nase pour
sa vie entière car la structure ne sera pas intacte. On fait donc le
zen de la taille, hyperconcentrés. Chaque pied est
différent. Je suis fascinée d'observer comment il y arrive avec
finesse et souplesse même lorsque la vigne semble au préalable tordue
dans tous les sens et rigide à n'en plus pouvoir. Gestes d'amour... le
tailleur arrive à tout faire accepter aux rameaux.
Trève de poésie. Voici encore quelques
photos de panoramas qui me tiendront chaud au coeur quand je serai de
retour à Nivelles et ses gigantesques déserts plats (si vous ne
connaissez pas les paysages agricoles belges, ce sont de vastes champs
plantés sans bocages, ça me désole l'âme de m'y promener). |
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| La vigne à
l'ancienne? |
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