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Cuisine nature

Courrier - Foire aux Questions
Tartes et Légumineuses

  

 
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  Cette page de FAQ est plutôt une série de réflexions que des questions/réponses.

Livre Pâtés végétaux des époux C. (à vous de retrouver le vraiu nom...). à ma soeurette qui me demande mon avis après m'avoir prêté ce livre... Désolée de laisser à nouveau la bride à mon esprit critique trop développé, paraît-il, mais pourquoi tombé-je à chaque fois dans le panneau? Perdre du temps à lire un livre qui n'est qu'une compilation de recettes trouvées sur le ouaibe! A preuve: une fois des grammes, une fois des tasses... Les auteurs ne se donnent même pas la peine de traduire les tasses américaines en leur équivalent en grammes ni d'uniformiser les températures du four: parfois "moyen", parfois "180°C"... Inspiration clairement macrobiote car plein de "pains" végétaux avec moult carottes et oignons fondus à l'huile. Si le cuisinier n'est pas talentueux, cela finit souvent en potée... Toutes les recettes se ressemblent. Comme d'habitude, les auteurs n'ont pas testé les recettes, à vous de le faire. J'ai le droit de râler, quand je pense qu'ils mettent probablement trois jours pour composer leur livre (comme me l'a avoué un autre auteur il y a trois ans) alors que j'y mets près de six mois... Grrrr.... Les mélanges d'herbes me semblent impossibles, je ne les testerai même pas: gingembre avec thym et basilic? Le tout dans le même plat?  Et pourtant on peut faire de délicieux pains végétaux...

Jeûnes thérapeutiques. Il me semble qu'on assiste à une flambée d'intérêt pour les jeûnes thérapeutiques. Prudence, chers amis. Je ne peux empêcher mes amis de faire du saut à l'élastique pour recevoir leur "kick" comme on dit en Flandres. Or, le jeûne en est l'équivalent sous des apparences de volonté de soigner son corps. On fait un grand saut qui ne dure que l'espace d'un instant, même si cet instant est dix jours ce n'est qu'une seconde dans votre vie, et on a l'esprit tout clair... jusqu'au lendemain de la reprise de jeûne où tout recommence comme avant. Ce n'est pas une approche holistique, le corps en sort souffrant. Point barre. Lancez-vous dans cette aventure si vous avez un organisme de force vitale hors pair et que vous pouvez vous permettre d'y perdre des plumes. Si vous êtes déjà tout déplumé ou dénutri: non et non et renon. Vous vous mettez en danger.

Selon le docteur Georges Mouton (voir son livre "écosystème intestinal et santé optimale", chez Résurgences - pour les soignants, pas pour les patients), les causes physiologiques de la perméabilité intestinale excessive et de la fragilité des entérocytes en résultant sont

  • les efforts physiques intenses et longs (alias "l'ischémie intestinale"...),

  • la première année de vie (immaturité de la muqueuse intestinale face à tout ce qu'on lui balance à cet âge-là)

  • les périodes de jeûne égales ou supérieures à 48 heures (pages 184 etc de son livre).

Par parenthèses, on observe sur le terrain que les personnes en orage hormonal qui ont pratiqué un jeûne ne répondent plus aux prescriptions de bon sens habituelles, entre autres pour maigrir- ce qui devient, chez eux, mission aussi impossible que chez ceux qui ont pratiqué les cures protéinées en poudre. Ne prenez pas de risque inutile, voyons, puisqu'on peut obtenir les mêmes effets en pratiquant des monodiètes (raisin, riz, etc) ou une cure antifatigue.

Encore un livre à prêter. Recettes Sans Gluten ni Laitage (selon les principes du docteur Jean Seignalet), de Marie Delmas, éditions Le Mercure Dauphinois. On me demande mon avis, je le donne, chère Anne. Taty se fera à nouveau des amis, mais tant pis. Dame Delmas suit à la lettre, aveuglément, les préceptes de Papie Seignalet. Les potages par exemple sont liés par des farines crues... C’est non seulement mauvais de goût, mais c’est une ineptie nutritionnelle. Où vous mènera donc cette crudifolie.... S’il est une bonne idée de manger plus crus les produits animaux et les belles et bonnes huiles, aucun humain n’a jamais mangé de farine crue, voyons ! On garde donc les bonnes recettes de cette auteur, mais on oublie cette curieuse recommandation (page 33) de ne pas cuire les farines.

En revanche, les légumes sont souvent cuits à l’étouffée pendant une demi-heure. Justification par rapport à Seignalet, qui prônait le cru ou quasi-cru? Pourquoi proposer des cuissons en cocotte d’une heure (lapin, par exemple) si on pratique la cuisine quasi crue de Seignalet ? La référence au « bouillon de poulet » ne précise pas qu'il convient d’éviter à tout prix les cubes de bouillon de poule du commerce, qui vont entretenir les douleurs articulaires par accumulation de déchets alors que le bouillon de poule maison économise la glucosamine et autres suppléments bien chers.

Il faut chercher attentivement pour trouver la seule ligne qui mentionne que les huiles doivent être V.P.P.F.

Bien sûr, on y retrouve les litanies naturo comme « Les fruits se consomment en début de repas ou entre les repas »...Je n'ai plus le courage de chercher, mais elle doit aussi rappeler qu'il faut boire beaucoup. Quelle fatigue!

Ce n’est pas un livre pour cuisiniers débutants car il y manque des informations basiques comme les températures de cuisson au four ou le procédé précis pour la pâte à crêpes. L'auteur ne précise par ailleurs pas que certaines recettes donnent des résultats très aléatoires, que seuls les affamés sansgluten peuvent avaler, comme la pâte à crêpe à base de pur sarrasin : c’est si sec que mes enfants les donnent aux chiens !

Comme Seignalet, Marie Delmas ignore la farine ou la fécule de maïs sans explication rigoureuse. Elle conseille des nouilles de riz asiatiques, sous leur forme vermicelles ou galettes (pour remplacer les lasagnes) en oubliant de préciser que ce sont des objets alimentaires sans aucun intérêt nutritionnel. Du pur sucre pour l’organisme, quoi. Elle reprend le sésame dans la catégorie « céréales », ce n'en est pas une! Le petit épeautre est mis au pinacle face au grand épeautre démonisé, ce qui ne se justifie pas sauf si l’on sait que le premier est cultivé en Haute Provence et l’autre dans nos Ardennes belges ... et que la dame doit être originaire de provence. L'épeautre est source de gluten aussi. Où est la logique? Je la soupçonne même d’utiliser du riz blanc tout venant en sachet car une recette prévoit de « crever le riz dans l’eau bouillante salée ». Desserts biscuits bûches etc : j’y trouve pas mal de fécule de pommes de terre, tout va goûter le gratin dauphinois.
Pôvre mamie Kousmine se retourne dans sa tombe : pas un mot sur les dégâts du sucre.... Même des recettes de sorbet aux fraises à 100% de sucre... Des salades de fruits + « sucre de canne complet à discrétion ».... mais des vrais fruits n’en ont pas besoin, diable ! Dans la catégorie des fruits, toutes les recettes intègrent du sucre à la pelle sauf les recettes à base de châtaignes. Or, si on pratique du Seignalet pur jus, c’est qu’on est malade grave ou chronique, deux cas où le sucre est exclus point barre à la ligne. En sucre, l'auteur autorise « sirop de blé » même si elle précise qu’il doit être « exempt des fractions protéiques de la céréale ». Pas de mention du sucanat, ni de la qualité du miel. Les autres malades, moins graves ou moins chroniques, peuvent s’en sortir sans exclure le gluten, puisque l'incapacité à le traiter découle d'une carence en oligo-éléments et nutriments de base qu'il est facile de rétablir chez une personne encore valide. Et ceci, avec des méthodes bien plus douces et moins excluantes...

En gros, chère Anne, il me semble que tu viens de gaspiller 12 euros mais au moins tu les as jetés dans de bonnes mains.

Sur lamacrobiotique.com, un macrobiote émet l’hypothèse que les morts précoces des macrobiotes et les divers signes de déséquilibre de santé chez eux seraient dus... à la cuisson à la pression. P.ex. « Les symptômes provenant de la cuisson à la pression seraient les suivants : teint pâle ou “gris”  - cernes sous les yeux  - maigreur extrême  - contraction excessive de tout le corps  - problèmes cardiaques  - constipation  - fatigue persistante et inexpliquée  - problèmes psychiques : rigidité de la pensée, problèmes relationnels  - comportements compulsifs vis-à-vis de la nourriture (alcoolisme, boulimie) ». On pourrait plus rationnellement imaginer que ces troubles sont dus à un système globalement déséquilibré par un régime inadapté à l'être humain en permanence (c'est peut être un programme de détox' de quelques semaines à quelques mois maximum), mais s’il fallait pointer des éléments particuliers, je dirais : le soja moderne et un défaut lipidique. Je m’explique. Les macrobiotes refusent les graisses saturées, ils sont souvent surdosés en polyinsaturées (qui, laissées seules dans l’organisme, peuvent faire pire que bien). Par ailleurs, ils suivent souvent des conseils d’hypolipidisme : 10 à 5% de graisses. Les symptômes cités plus hauts sont typiques de carences en graisses.

Sur Dietobio, la diététicienne s’insurge contre les « charlatans de la nutrition » ... « Après de longues hésitations je me décide enfin à réagir contre les charlatans qui donnent des conseils en diététique et nutrition ». C’est rigolo comme tout, car malgré son diplome de diététicienne, je ne ne suis pas sûre que ses infos soient toutes « blanc de blanc ». Avant de jouer les chevaliers blancs, il faudrait peut être regarder la poutre dans son petit site ? Qu'y voit-on? Surutilisation du tofu, enchantement du « soja et de ses vertus médicinales », conseils de boire de l’eau pour détoxifier, un dossier sur l’huile d’argane parce que madame a, comme nous tous dans le métier, reçu une pub promotionnelle pour le produit, etc. Si les diététiciennes voulaient ne pas pousser le chaland dans le bras des « charlatans de la nutrition », il faudrait qu’elles fassent elles-mêmes assez preuve de discernement et qu'elles ne répètent pas comme des perroquets les laïus des producteurs. Ici, producteurs végétariens et bio, tant mieux. Mais le manque d’investigation est flagrant. Les personnes les moins bien portantes que je rencontre en cours privés ou de groupe sont souvent des végétariens qui ont été « éduqués » par de telles diététiciennes... Un petit mea culpa de leur part ferait du bien. Je leur en veux en particulier (les autres diététiciennes ne font même pas partie de ma planète, en particulier depuis qu’elles surutilisent les cures protéinées en poudre) car c’est à cause de ce végétarisme mal compris que ce mode alimentaire a si mauvaise réputation chez les nutritionnistes et diététiciens classiques. C’est évident : ils voient, comme moi, débarquer des personnes dans le même état de santé et ne font pas le détail. Pour eux, c’est le végétarisme qui est en cause et non la forme de végétarisme pratiquée. Sujet largement traité dans mon livre « Tartes et Légumineuses ».

Q. Vous indiquez souvent combien il est important que nous réduisions    nos   apports en viande, mais je n'ai pas vraiment saisi les raisons profondes    de   ce conseil.   Je suis bien d'accord que d'un point de vue économique c'est assez   inacceptable de continuer à produire (et donc consommer) autant de viande   dans le monde.   Je suis au courant que notre consommation semble avoir nettement augmenté    ces   dernières décennies, et qu'il est probable que nos ancêtres avaient un    apport   protidique essentiellement végétal (encore que, plusieurs études se   contredisent à ce sujet - il semble par exemple que l'homme de néandertal    fut   majoritairement un carnassier), mais cela ne justifie pas un tel    conseil...   J'ai par ailleurs lu dans "Santé et Longévité" (Janecek, isbn :    2844457266)   qu'il était important d'apporter à notre organisme environ 0.8 g de    protéines   *de bonne qualité* par kg de poids. Par exemple, pour moi qui pèse 70 kg,    je   devrais consommer environ 56 g de protéines par jour, soit environ 250 g    de   viande, poisson ou oeufs.     J'ai beaucoup de mal à faire la part des choses, tant les diverses    doctrines   se contredisent, alors j'aime autant approfondir les conseils qui me sont   donnés pour connaître leurs racines et ainsi les comprendre pour savoir    mieux   les appliquer.   
R. Réduire les apports de viande: c'est surtout pour équilibrer nos habitudes  occidentales déviées. Nous avons oublié les légumes secs, en alternance avec  les viandes. La viande, chez les enfants, prend la place des légumes, pour  lesquels ils n'ont plus faim. Certaines personnes sont carrément inadaptées  aux viandes: il suffit de sentir l'odeur corporelle (ou des selles) d'un  vrai cas de végétarien (p.ex. groupe sanguin A, diathèse 2). Ce ne sont plus  de sages fermentations, mais des putréfactions!  Je connais les chiffres que vous mentionnez, qui sont des classiques en  nutrition sportive en particulier, mais je m'en détache car je n'arrive pas  à accepter que nous sommes des machines. Comment expliquer que je ne vais  bien en permanence que quand je mange énormément de graisses et peu de  légumes, ce qui contredit carrément le diététiquement correct? Vos 56g de  protéines sont apportés par TOUTES les protéines de l'alimentation: il y en  a dans les champignons, les pommes de terre, le kiwi, même! Vous aurez déjà  lu entretemps l'article "Boutez le boeuf hors de mon assiette?" dans Cuisine  Nature nr 14.  Et, en praticante de l'homéopathie et des médecines  orientales, je sais que l'apport n'est pas une addition, mais probablement  une synergie. Vous aurez peut être lu à ce sujet les pages 206-207 de la  dernière édition de Cuisine Nature à Toute Vapeur (complémenter d'un peu de  protéines). Vous y aurez trouvé quelques réponses.  Ces normes chiffrées  sont juste rassurantes pour celui qui croit encore que la nutrition est une  science... c'est un art, et fort aléatoire qui plus est.  Quant aux références à l'homme de Néanderthal, je suis encore plus prudente.  Les analyses "scientifiques" tiennent plus de la défense des croyances que d'une véritable investigation,  chaque chercheur défendant son pré carré. Les peuplades primitives encore  vivantes sont les plus parlantes pour moi, plutôt que les élucubrations d'un  chercheur qui veut démontrer sa croyance. Ces peuples premiers mangent  surtout très gras, dès qu'ils le peuvent: les viandes les plus grasses  plutôt que du lapin.

Q. Bonsoir,   J'ai connu vos livres il y a maintenant quelques semaines, je les ai    dévoré et   j'ai ensuite pu apprécier ses recettes.   Mais je me pose plusieurs questions.   A la maison, nous possédons notre moulin à céréales, nous faisons notre    pain au   levain et nos pâtes à tartes. Nous utilisons pour le pain un tamis 80    (nous   obtenons en général un pain plus fonçé que ceux des boulangers bio du    coin). et   pour les pâtes à tartes nous ne tamisons pas la farine. Nous pensions    faire pour   le mieux mais en lisant "tartes..."j'ai des doutes. Lorsque vous dites    qu'il   faut laisser tremper la farine comment faut-il s'y prendre exactement ?   Faut-il rincer les céréales avant de les moudre ?   merci de votre réponse.
R. Je n'ai pas parlé de trempage dans "Tartes" car c'est techniquement  impossible avec les tartes et parce que le sujet a déjà été traité dans Cuisine Nature à Toute Vapeur, le premier tome (mes livres sont structurés pour être lus en progression par numéro...). Le sujet est aussi traité dans mes deux recettes de pain (MiMI et levain) dans le bimestriel Cuisine Nature (cliquez sur le bouton livres, puis sur le dernier icône). Je vous en copie un extrait (page 232 de la 4ème édition de Vapeur). «  Les céréales complètes ou semi-complètes doivent tremper au moins sept  heures dans un liquide acide : eau citronnée, petit-lait, kéfir ou yaourt. C'est  le passage obligé pour que les antinutriments qui sont encore présents  soient désactivés et qu'ils ne vous déminéralisent pas. On fait donc ici  tremper les flocons d'avoine, mais on ajoute de la farine blanche. Raffinée  de ses propriétés, elle l'est aussi de ses anti-nutriments et ne doit donc  pas passer par le trempage. La solution qui consiste à faire tremper la  farine une nuit est satisfaisante dans les crêpes, mais produit des gâteaux  et biscuits de bien pâle attrait. » Et Page 214-215 de la même édition « Bienfaits du trempage :
On ne s’improvise pas végétarien sans attaches culturelles fortes. Depuis que la modernité est passée par là, nous avons en effet perdu quelques gestes essentiels en cuisine, dont le premier est tout simplement le trempage des céréales et oléagineuses. Nos aïeux pratiquaient aussi beaucoup la lactofermentation (choucroute & C°), technique plus gour­mande en temps que nous exploite­rons plus tard dans nos pérégrinations culinaires. Les végétariens et semi-végétariens, amateurs de céréales variées comme les flocons d’avoine du matin ou le pain complet gagnent à se rappeler que nos ancêtres ont toujours eu la bonne idée de faire tremper les céréales avant de les consommer. Pourquoi faut-il tremper les céréa­les? Toutes les céréales contiennent de l’acide phytique, substance qui abonde dans les enveloppes des graines (le son du blé, par exemple). Les remarques qui suivent touchent donc les céréales comp­lè­tes ou semi-complètes et non les versions blan­chis­simes. Non dégradé, cet acide bloque­rait l’absorption intestinale de minéraux essentiels comme le calcium, le cuivre, le fer, le zinc... ­Comment désactiver cette subs­tance antinutritive? Il suffit de faire tremper sept heures la céréale dans une eau tiède et légèrement acidulée (citron, yaourt, petit-lait...).  Le trempage dans l’eau à pH bas permet aux enzymes, aux lactobacilles et autres micro-organis­mes utiles de dégrader et neutra­liser l’acide phytique. Par la même occasion, les protéines contenues dans les céréales, particulièrement difficiles à digérer pour des tubes digestifs fragilisés (le gluten du blé), seront prédigérées par le trempage et le début de fermentation qui s’y passe. On observera d’ailleurs que des malades cœliaques, pourtant condam­nés à une vie sans pain par la Facul­té sur la foi de très judicieux juge­ments mécaniques, témoig­nent pouvoir digérer le pain au vrai levain, en version claire. Or celui-ci a toujours longuement trempé lors de la fermentation longue. Quelles céréales faire tremper ? Certaines céréales sont plus riches en phytates que d’autres. Celles qui doivent tremper sont les céréales à gluten (blé/froment, épeautre, kamut, orge, seigle, avoine — cette derniè­re étant la plus riche en phytates). Le riz et le millet en sont moins riches. Le quinoa et le sarrasin ne sont pas des céréales au plan botanique. On peut, mais on ne doit pas les faire tremper.  Modulons. Ce qui précède est une règle utile à suivre, mais vous ne serez pas malade à oublier le trempage de temps en temps, car la cuisson terminera le travail de dégradation. Ce juste geste est capital chez ceux qui font confiance exclusive­ment aux céréales complètes pour leur santé. »

Dans Tartes et Légumineuses, je mentionne dans l’encart grisé « être végétarien équilibré » ce qui suit :

Essai de conclusion

  • u        Modérez les élans céréaliens. Un peu de céréales complètes, sauf si vous êtes bûcheron en activité. Consommez plus de légumes.

  • u        Faites tremper les céréales dès qu’elles sont complètes ou semi-complètes : grains comme le riz, l’orge; flocons d’avoine ou de quinoa. Utilisez des montées lentes pour les pains. Illustration du pain au levain qui subit un trempage d’une nuit dans un environnement acidulé.

  • u        Utilisez des céréales raffinées (mais bio !) pour les pâtes et les desserts, car le trempage est ici contreproductif.

  • u        Profitez des excellents shoyu, tamari et miso, qui sont extraits du soja mais fermentés trois ans, donc bénéfiques.

  • u        Si vous êtes fragilisé sur le plan digestif, accueillez le beurre et au moins le bouillon de volaille le temps de vous remettre sur pied.

  • u        Choisissez des laitages de lait cru, fallait-il encore l’écrire ?  Mais oui, même si vous les cuisez en béchamel ou en gratin. Leurs vertus sont alors préservées, bien que diminuées.

Q. Les fameux steaks de soja sont-ils a proscrire ? Et les germes de soja ?

Oui, oui, oui, forcément oui pour vous: proscrits dans votre cas (ndT: la personne est un cas d'hypothyroïdie)! Une fois par semaine à la rigueur, mais ce n'est pas de la nourriture. Mon dossier « soja » arrive bientôt, une traduction de la brochure Soy Alert est déjà publiée (un peu "paniquant" comme texte, mais utile pour remettre en contexte les mantras médiatiques sur le soja).

La réponse claire sur l'utilité de choisir du soja ou pas est modulée comme d'habitude: cela dépend de quel soja, de qui le prend, et quand! C'est surtout pour les personnes fragilisées, et tout au moins pour les personnes dont le foie est fatigué, que le soja moderne est anti-physiologique. Le soja traditionnel est merveilleux sous sa forme fermentée: miso (pour les soupes) ou tamari/shoyu fermenté trois ans (et pas 24h avec les nouvelles techniques). Sous ses formes récemment inventées de lait, de crème, de yaourt,  croquettes de soja : à exclure dans votre cas. Par parenthèses, les germes de soja ne sont pas du soja ("soja vert" est l'appellation commune mais erronée des haricots mungo). Idem les vermicelles de soja. 

Q. En surfant sur le net, je trouve plusieurs sites où on parle du lait cru, tout en spécifiant qu'il faut toujours le faire chauffer avant de le consommer. Qu'en est il du lait cru que l'on trouve sur les marchés et dans les magasins bio. A-t-il déjà été chauffé ou faut-il le faire à la maison avant de le boire?

R. voir le site www.lelaitcru.com

Fraîcheur des flocons d'avoine. Les flocons d'avoine sont un des must de l'armoire santé. Achetez ces flocons en sachets hermétiques, opaques - et non en vrac, car ils tendent à rancir. Rancir ? Mais oui, il y a des graisses dans l'avoine ! Ou alors, si vous en avez le budget, investissez quelques liards dans l'achat d'une floconneuse maison. Option des puristes. N'oubliez pas de faire tremper une nuit avant cuisson (voir les paragraphes ad hoc dans Cuisine Nature à Toute Vapeur).

Q. Bonjour Taty. C’est toujours avec autant de plaisir que je « dévore » vos différents ouvrages et que je surfe sur le site. J’apprends tellement à chaque occasion que je ne me lasse pas. 90 % de nos repas sont inspirés des différentes recettes que je puise dans les divers bouquins que vous avez publiés. Mille mercis pour toutes ces informations et ces conseils qui nous permettent de nous régaler tout en mangeant sainement.  Nous avons un petit bout de 4 mois que j’allaite exclusivement, sa pédiatre le trouve en excellente santé, jamais malade, une peau douce et déjà colorée, il fait ses nuits depuis qu’il a 8 semaines, il est très éveillé... l’alimentation saine de sa maman l’aide certainement à construire les bonnes bases de sa croissance. J’ai quelques questions à soumettre à votre perspicacité : 1/ Je vais bientôt acquérir « cuisine nature pour les enfants », nous ne mangeons pas de viande, comme dans tous vos ouvrages, y trouverai-je des recettes végétariennes ? Sont elles adaptées pour l’alimentation d’un bébé ? A votre avis, dois je rencontrer un(e) nutritionniste pour établir ses premiers menus vu que notre bb n’aura pas de viande ? Avez vous quelques conseils pour une jeune maman ? 3/ Mon mari souffre de grosses et fréquentes migraines, nous avons modifié notre alimentation, il évite certains aliments ou mélanges, il a supprimé les laitages, enfin bref, nous n’avons pas encore trouvé la clef.  Avec mes remerciements pour votre aide, je vous souhaite une bonne continuation dans tous vos projets rédactionnels.

R. Le livre Cuisine Nature pour les enfants, anciennement "Cuisine Nature en Herbe" est épuisé et ne sera pas réédité. Pour les enfants de moins de 4 ans, il faut se référer à un pédiatre. Il n'y a pas, à ma connaissance, de nutritionniste végétarienne en Belgique. Il y a des médecins dits nutritionnistes qui sont en fait des nutrithérapeutes (compléments alimentaires). Il y a des passionnés qui se disent nutritionnistes mais ne le sont pas. Prenez quelques bonnes idées dans le livre de Marion Kaplan et du docteur Bondil: L'alimentation de la femme enceinte et du jeune enfant (selon Kousmine). Tempérez-les avec bon sens car la toute jeune génération est bien plus épuisée que les autres. Ils ne sont pas tous en état de manger végétarien... Pour les migraines de votre mari, elles ont presque toujours une source alimentaire. Cherchez du côté des amines.

Q. Votre article dans le dernier Cuisine Nature (20?) m'a beaucoup intéresssé notamment au niveau des Unités Sucres, ce qui remet en question mon alimentation d'autant plus que j'ai été végétarienne pendant plus de 20 ans. (alimentation basée sur les céréales complètes et soja). Je n'ai jamais pu régler mes problèmes de fatigue chronique, douleurs, problèmes intestinaux et maigreur, surtout après avoir eu un dérèglement important de la thyroïde. J'avais fait faire une analyse des peptides urinaires par l'intermédiaire du Dr Rocchiccioli il y a un an et demi, le résultat confirmait une intolérance au gluten et caséine, j'ai été stricte pendant 6 mois, moins par la suite ayant une poussée d'eczéma. J'ai fait refaire une analyse il y a 1 mois qui a décelé une intolérance beaucoup plus importante et également présence de nombreuses peptides non identifiées. En lisant votre article je me suis rendu compte que mon pain à base de sarrazin et riz en ce moment avoine est beaucoup plus compact et j'avais ma dose U.S. pour la journée avec mon petit déjeuner, j'étais en indigestion permanente, (je digère également difficilement les crudités). Je n'ai toujours pas réglé non plus mon problème d'hypoglycémie surtout dans la matinée même en consommant un oeuf avec le pain (je ne suis pas nourrie par la crème Beuwdig étant très yin). J'ai supprimé à nouveau le fromage de chèvre que je consommais en petite quantité. Par contre je ne peux diminuer les hydrates de carbone au dessous de 8 U.S. par jour (j'ai perdu aussitôt 1 kg en me limitant à cette dose). Quels sont les ferments lactiques que vous conseillez ? Devrais-je prendre du glutathion ? Pourriez-vous me faire parvenir le brouillon de votre livre qui doit paraitre en 2007 ? Avec tous mes remerciements pour tous vos bons conseils.

R. Le glutathion en gélules n'a aucun effet thérapeutique autre que celui promis dans les publicités, hélas. La meilleure source (précurseur) en est le fromage frais de lait cru non thermisé... ou le petit lait non thermisé non plus. Ce sera expliqué en détail dans le livre pour les victimes de candidose à paraître fin 2007. J'hésite à vous envoyer le brouillon du RGS car il est impraticable en végétarien. Au plus profond d'une dernière maladie grave (2000), alors que j'étais végétarienne crudivore, j'ai mis du temps à me résoudre à le pratiquer (raisons gustatives et éthiques). Mais c'est grâce à ce régime que je suis là pour vous écrire car je ne pouvais ni marcher ni parler plus fort qu'un murmure. Sans être à l'extrémité comme je le fus, les "malades" ont de la peine à accepter un régime si carné... d'autant plus qu'il va à l'encontre des croyances accumulées en alternutrition. Entre autres: vous devrez manger beaucoup plus gras (et saturé) que vous ne le croyez... Réduire les U.S. ne suffit pas, ce n'est qu'un facteur dans un ensemble. Les ferments lactiques sont aussi une parcelle dans un système plus global. Si vous faites le tout, ajoutez les ferments lactiques que vend le docteur Campbell sur son site. Les autres marques sont souvent accompagnées de F.O.S. ou autres fantaisies qui font flamber certains terrains, chez certains sujets.

Q. j'avais communiqué ton article sur le soja à mon prof de médecine chinoise. Voici ci-dessous le principal de ses commentaires. Tu verras qui lui aussi est un passionné très expressif et direct...!! Ne t'en offusque donc pas, j'ai laissé le ton pour mieux comprendre sa réaction.
« Pour autant que je le sache, le lait de soja (somme toute la base du tofu) et le tofu sont consommés en Chine depuis près de deux millénaires. Ecrire que le lait de soja est un produit récent est dément. Le soja n'a jamais été considéré en Asie comme un produit de remplacement de la viande, mais c'est quand-même une source de protéines importantes. Et de fait ses produits transformés ont bien permis de fonctionner comme produit de remplacement (pour les pauvres n'ayant pas suffisamment accès à la viande, des combinaisons telles que mantou - miso - cong, permettaient de remplir l'estomac en évitant des carences). Ecrire aussi que le tofu est toujours cuit dans un bouillon de viande en orient est une autre erreur. Utiliser le soja comme produit hormonal, anti-cancer, contre l'ostéoporose, sont encore autant de légendes, etc. Quel foutoir, bon dieu de ... Dire que le tofu serait déminéralisant indique qu'on ne sait rien du tofu. (Par ex suivant le produit de coagulation du lait - acide ou alcalin, cet aspect peut changer du tout au tout) ..., et puis il y a tellement de sortes de tofu différents aux effets diététiques différents. Juger du seul "tofu", comme s'il n'en existait qu'un, indique encore une fois une connaissance insufisante en la matière. Le soja joue depuis toujours un rôle important dans l'alimentation orientale. Mais ce n'est pas une panacée. C'est encore une fois la mentalité mercantile de l'approche occidentale qui essaie de faire du soja ce qu'il n'est pas. (idem pour le thé vert, le shanyao, le ginseng, etc...). L'occidental aime la guerre. Il y a eu celle du beurre et de la margarine. Ici nous voyons notamment celle du lait de vache et de soja, de la viande et du soja et ... un relent de la vieille lutte entre les macrobioticiens d'une part (défenseurs du soja et d'une diète orientale) et les végétariens et les nutritionnistes naturels occidentaux. Tout cela est inutile et superfétatoire. Introduire le soja (bio s'entend) sous ses différentes formes traditionnelles et artisanales dans l'alimentation d'une façon équilibrée est certainement un enrichissement. Mais il ne faut pas en faire une religion. Revois ton cours sur la physiologie de la rate et de l'estomac et tu te rappelleras que toute monodiète est source de maladie. .... Que cela ne t'empêche pas de savourer un super Mapo Doufu avec un petit Chardonnay de derrière les fagots. »
R. Je te communique ce qui suit, car j’en ferai un petit ajout dans le livre à venir, sur lequel je travaille justement ces jours ci. Cela me servira de base de travail. Ce sera ma dernière mise au point sur le sujet du soja, car je perds mon temps à répondre à des envolées lyriques non rationnelles. Il est drôle, ton copain, car il parle de « guerre » et lui même s’exprime de façon polémique J. Je ne rentre pas dans les polémiques pour ma part, je suis dans la dynamique positive du mieux être. Or, j’observe depuis dix ans que le végétarisme, qui devrait être un modèle quasi thérapeutique d’alimentation, produit parfois des dégâts en Occident. Combien de végés ne vois-je pas en entretien culinaire qui se plaignent de ballonnements, flatulences, selles molles, pancréas fragilisé, etc ? bien plus que certains malbouffeurs-vénérateurs du mcdo, parfois ! Dommage, car les diététiciens même naturos comme Robert Masson et Pierre Pallardy, qui observent probablement le même phénomène, déblatèrent alors sur le végétarisme en général en le déconseillant à tout un chacun. Et cela du haut de leur autorité de « sommité ».
Je me suis alors interrogée sur la source de ce fait. Mon hypothèse a alors été qu’il y avait bien autre chose derrière ce désordre digestif si courant chez les végétariens modernes, que je n’ai pu déceler chez les bons vieux papies pratiquant « la vie claire » d’avant la guerre. J’ai relevé quelques modifications (voir mon article ci joint).
Ton copain a dû lire l’article en coup de vent, alors que je peaufine mes articles de longues semaines et qu’ils méritent plus qu’un coup de vent/coup de poing. Il n’est jamais question dans mes textes de guerre ou d’opposition, mais de mise en contexte. Je ne me choque pas, car je suis confrontée depuis dix ans à ce phénomène. Exemple : « ah, oui, mais avec toi Taty, on ne boit bien sûr pas de vin » ... ou « on ne peut pas manger de bidoche »... Je promets à chaque fois une caisse de champagne à qui peut me montrer les lignes où c’est écrit. On m’affuble du masque de la diététicienne classique, sans lire. Grand classique. La nutrition est un domaine émotionnel, et ton copain est tombé dans le piège comme le premier débutant.
Si l’on étudie épidémiologiquement l’impact de la consommation de soja/tofu sur la longévité, on se base sur de centenaires d’aujourd’hui. Il faut donc étudier leur alimentation il y a près de cent ans et non pas ce que tu as pu voir au quotidien en Chine ou au Japon. Ils ne sont pas plus malins que nous et l’industrie les tourne au bout de leurs doigts aussi. Si l’on prend l’exemple de l’île d’Okinawa si sojamanes, les journalistes oublient de préciser qu’ils utilisent énormément de saindoux pour cuire ! Il faut par ailleurs bien préciser de quel soja on parle (voir l’article original).
Je me f..s du soja, je m’en fiche du boeuf, tu peux même manger du verre pilé si ça ne tient qu’à moi. En revanche, je ne me fiche absolument pas de la souffrance psychique ou physique du plus petit des êtres vivants, humains compris (malgré le prix que ça me coûte... qu’est ce que je serai heureuse avec les chevaux bientôt !).
Relis mon article attentivement et tu verras que je ne déconseille certainement pas le soja à tous et que je ne le diabolise pas. J’essaie simplement de relativiser l’aveuglement face aux mantras des lobbies industriels, aveuglement qui pousse certains mangeurs à ne même plus s’écouter quand ils se font du mal. Voir aussi au passage un brouillon d’article sur le site http://www.taty.be/Doc/soyalert.htm
Je pousse les lecteurs à se poser des questions avec attention et profondeur, et non en balayant les sujets qui les chatouillent (et je suis désolée de répéter ce que j’ai dit dans l’article sur l’historique du soja; l’historique que ton copain cite n’est pas celui des historiens du soja mais bien celui de la propagande). C’est un long boulot de remonter derrière les coulisses de l’agro-alimentaire. Je n’ai pas besoin d’aller moi même visiter un village en Chine pour résumer les études des historiens fiables, tout de même. Cela ne se fait pas en un petit mail balancé en coup de poing. Cela n’apporte rien, d’ailleurs. Ce qui serait intéressant, serait que ton copain complète mon article avec de vraies phrases structurées et documentées (vraiment, càd pas répéter un document de colloque financé par un lobby, comme j’en ai fréquentés tant et tant) entre autres sur son très intéressant commentaire sur l’effet du coagulant du tofu sur l’effet déminéralisant du tofu. Il faudrait qu’on ait des journalistes réellement investigateurs en la matière, type Canard Enchaîné et pas des perroquets. Un Jean-Claude Defossé, par exemple, ce formidable journaliste de la télé belge qui fait des vraies enquêtes de coulisses. Mais tant que la nutrition restera un domaine émotionnel, macache les recherches !
La qualité « je pousse ma petite gueulante » de ton copain est caractéristique précisément des défenseurs du soja. J’ai reçu jusqu’ici trois courriels similaires, le sien étant le mieux écrit des trois. Pour tous : pas lu le texte original, même pas étudié mes sources (ou même lu mes sources), pas de réponse factuelle documentée mais reproduction de « on-dit », pas prêt à reconnaître les dégâts sur le terrain, pas prêt à reconnaître qu’ils se sont fait entuber comme tout le monde avec la propagande industrielle. En revanche, tout prêt à asséner des certitudes. Miam pour les faibles. Très intéressant à étudier. J’observe cela même en conférences. Malgré tous les sujets polémiques que je touche, y compris le lait, la viande, etc., je ne suis confrontée à ces réponses à l’emporte-pièce sur un ton si dur presque que chez eux. Même les crudivores et germivores, pourtant souvent exaltés, sont plus modérés. Bizarre, tout de même, non ? Tu devrais étudier en tant qu’acupuncteur si l’excès d’un régime particulier ne pousse pas à la sclérose agressive...
Au passage, pose-toi la question de la vertu que tu attribues à ce courriel de « passionné ». Interroge-toi : connais-tu beaucoup de personnes qui soient ET passionnées ET compassionnées ? Pour ma part, je préfère la compassion/empathie, etc. à la passion. Les passionnés sont généralement des exaltés qui cultivent plus le brûlis que l’humus. Très peu pour moi, merci bien.
Pour ajouter un petit courant déviant au sujet, le soja bio en Europe est contaminé à hauteur de 19% par des OGMs (chiffres de 2005, études danoises du lobby de Friends of the Earth auprès de la Commission Européenne). Raison de plus pour ne pas le surconseiller... puisque la dernière technique de marketing des grandes multinationales, face au refus du consommateur, est de polluer les sources nettes afin qu’on n’ait plus le choix....
En résumé, s’il faut une seule phrase, puisque ta demande est presque personnelle (tu es venu en bilan alimentaire pour équilibrer tes choix végétariens) je te pousse à : 1/ consommer de tout en modération (selon les historiens des coutumes alimentaires, la cuisine chinoise a ceci de particulier par rapport aux autres qu’il n’y a quasi pas d’interdits alimentaires à part l’humain ; joyeuse piste pour un acupuncteur comme toi) 2/ écouter ce qu’annonce ton corps quand tu consommes l’un ou l’autre aliment sous l’une ou l’autre forme ou ce que peux produire une combinaison d’aliments dans ton organisme. C’est là la seule vraie réponse à toute question en nutrition. On chuchote aujourd’hui à l’oreille des chevaux, on agit en comportementaliste avec son chien, on écoute l’enfant avant de l’enfermer dans des schémas... et le corps alors ? On n’écoute rien, on lui impose, sur la foi de croyances. Il n’est qu’une machine ou quoi ?
Q2. Ouuf, voilà une réponse qui décoiffe! Crois-moi, en aucun cas je ne souhaitais ni te mettre en colère, ni te faire perdre ton temps. C'est un sujet par lequel je me sens concerné, je me renseigne, c'est tout. Mais toi, waoua, quelle fougue... Ce petit mail donc uniquement pour te calmer et te dire que je suis très sensible à ton engagement "compassionné".
R2  Je ne suis pas du tout en colère, même pas choquée ou chatouillée, j'en profite simplement pour remettre les pendules à l'heure. Si le mail était venu un autre jour, ou d'une autre personne que toi, je l'aurais simplement effacé avec une petite réponse anodine du style "je suis débordée".

21.8.08 Curryburger d’Abinda frais. Nous avons reçu et apprécié en famille un pâté végétal de la marque Abinda, en frais. Ingrédients : « tofu, millet, oignon, flocons d’avoine, farine de froment, curry 0.015%, bouillon végétal, sel marin, huile de tournesol et sésame ». Je vais l’adapter sans tofu et sans levure (présence possible dans le bouillon végétal). Je remplace le tofu par des graines de potiron que j’aurai fait tremper avec les flocons d’avoine et que je moulinerai à l’extracteur (ou au blender du Magic Bullet). Je n’ajoute pas de farine de froment, dont l’utilité ici est la tenue de texture. Mes proches acceptent des versions plus fantaisistes de ma part. Pour un pot d’environ 200g, je mouline 1 cuill.s. de curry doux, 1 cuill.c. de sel marin,  2 cuill.s. de flocons d’avoine (trempées), 150g de graines de potiron/courge (trempées), 4 cuill.s. d’huile de sésame VPPF, 1 cuill.s. de purée d'amandes, un peu d’eau.

T. Un médecin nutritionniste a récemment rétorqué à une lectrice colopathe qui demandait confirmation sur la toxicité du soja pour les intestins (au lieu d'écouter ses propres tripes, mais bon...): « Il est connu que cette campagne antisoja est financée par le lobby laitier, enfin! ». Ooooh, que j'ai mal à ce petit coin du cerveau qui s'appelle discernement. Si cela était vrai, où sont les preuves? Alors que celles de l'implication de la fédération du soja    américaine sont évidentes dans la propagande injustifiée pour ce produit... Où sont les finances? J'ai travaillé en mon temps au département lobbying d'un grand cigaretier. Je connais les besoins financiers gigantesques que cela demande. Seule une gigantesque industrie quasi monolithique peut se les permettre, et non pas une fédération de petits ou même gros producteurs laitiers qui tient debout vaille que vaille. On répète pour la millième fois: si, consommateur de soja, vous avez le ventre plat, aucun gaz et des selles de professionnel, pas de souci. Sinon, soyez prudent...

 

 

 

 

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