Cuisine nature Courrier
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retour à la page FAQ principale Livre Pâtés végétaux des époux C. (à vous de retrouver le vrai nom...). à ma soeurette qui me demande mon avis après m'avoir prêté ce livre... Désolée de laisser à nouveau la bride à mon esprit critique trop développé, paraît-il, mais pourquoi tombé-je à chaque fois dans le panneau? Perdre du temps à lire un livre qui n'est qu'une compilation de recettes trouvées sur le ouaibe! A preuve: une fois des grammes, une fois des tasses... Les auteurs ne se donnent même pas la peine de traduire les tasses américaines en leur équivalent en grammes ni d'uniformiser les températures du four: parfois "moyen", parfois "180°C"... Inspiration clairement macrobiote car plein de "pains" végétaux avec moult carottes et oignons fondus à l'huile. Si le cuisinier n'est pas talentueux, cela finit souvent en potée... Toutes les recettes se ressemblent. Comme d'habitude, les auteurs n'ont pas testé les recettes, à vous de le faire. J'ai le droit de râler, quand je pense qu'ils mettent probablement trois jours pour composer leur livre (comme me l'a avoué un autre auteur il y a trois ans) alors que j'y mets près de six mois... Grrrr.... Les mélanges d'herbes me semblent impossibles, je ne les testerai même pas: gingembre avec thym et basilic? Le tout dans le même plat? Et pourtant on peut faire de délicieux pains végétaux... Jeûnes thérapeutiques. Il me semble qu'on assiste à une flambée d'intérêt pour les jeûnes thérapeutiques. Prudence, chers amis. Je ne peux empêcher mes amis de faire du saut à l'élastique pour recevoir leur "kick" comme on dit en Flandres. Or, le jeûne en est l'équivalent sous des apparences de volonté de soigner son corps. On fait un grand saut qui ne dure que l'espace d'un instant, même si cet instant est dix jours ce n'est qu'une seconde dans votre vie, et on a l'esprit tout clair... jusqu'au lendemain de la reprise de jeûne où tout recommence comme avant. Ce n'est pas une approche holistique, le corps en sort souffrant. Point barre. Lancez-vous dans cette aventure si vous avez un organisme de force vitale hors pair et que vous pouvez vous permettre d'y perdre des plumes. Si vous êtes déjà tout déplumé ou dénutri: non et non et renon. Vous vous mettez en danger. Selon le docteur Georges Mouton (voir son livre "écosystème intestinal et santé optimale", chez Résurgences - pour les soignants, pas pour les patients), les causes physiologiques de la perméabilité intestinale excessive et de la fragilité des entérocytes en résultant sont
Par parenthèses, on observe sur le terrain que les personnes en orage hormonal qui ont pratiqué un jeûne ne répondent plus aux prescriptions de bon sens habituelles, entre autres pour maigrir- ce qui devient, chez eux, mission aussi impossible que chez ceux qui ont pratiqué les cures protéinées en poudre. Ne prenez pas de risque inutile, voyons, puisqu'on peut obtenir les mêmes effets en pratiquant des monodiètes (raisin, riz, etc) ou une cure antifatigue. Encore un livre à prêter. Recettes Sans Gluten ni Laitage (selon les principes du docteur Jean Seignalet), de Marie Delmas, éditions Le Mercure Dauphinois. On me demande mon avis, je le donne, chère Anne. Taty se fera à nouveau des amis, mais tant pis. Dame Delmas suit à la lettre, aveuglément, les préceptes de Papie Seignalet. Les potages par exemple sont liés par des farines crues... C’est non seulement mauvais de goût, mais c’est une ineptie nutritionnelle. Où vous mènera donc cette crudifolie.... S’il est une bonne idée de manger plus crus les produits animaux et les belles et bonnes huiles, aucun humain n’a jamais mangé de farine crue, voyons ! On garde donc les bonnes recettes de cette auteur, mais on oublie cette curieuse recommandation (page 33) de ne pas cuire les farines. En revanche, les légumes sont souvent cuits à l’étouffée pendant une demi-heure. Justification par rapport à Seignalet, qui prônait le cru ou quasi-cru? Pourquoi proposer des cuissons en cocotte d’une heure (lapin, par exemple) si on pratique la cuisine quasi crue de Seignalet ? La référence au « bouillon de poulet » ne précise pas qu'il convient d’éviter à tout prix les cubes de bouillon de poule du commerce, qui vont entretenir les douleurs articulaires par accumulation de déchets alors que le bouillon de poule maison économise la glucosamine et autres suppléments bien chers. Il faut chercher attentivement pour trouver la seule ligne qui mentionne que les huiles doivent être V.P.P.F. Bien sûr, on y retrouve les litanies naturo comme « Les fruits se consomment en début de repas ou entre les repas »...Je n'ai plus le courage de chercher, mais elle doit aussi rappeler qu'il faut boire beaucoup. Quelle fatigue! Ce n’est pas un livre pour cuisiniers débutants car il y manque des informations basiques comme les températures de cuisson au four ou le procédé précis pour la pâte à crêpes. L'auteur ne précise par ailleurs pas que certaines recettes donnent des résultats très aléatoires, que seuls les affamés sansgluten peuvent avaler, comme la pâte à crêpe à base de pur sarrasin : c’est si sec que mes enfants les donnent aux chiens ! Comme Seignalet, Marie Delmas
ignore la farine ou la fécule de maïs sans explication rigoureuse. Elle
conseille des nouilles de riz asiatiques, sous leur forme vermicelles ou
galettes (pour remplacer les lasagnes) en oubliant de préciser que ce sont
des objets alimentaires sans aucun intérêt nutritionnel. Du pur sucre pour
l’organisme, quoi. Elle reprend le sésame dans la catégorie « céréales », ce
n'en est pas une! Le petit épeautre est mis au pinacle face au grand
épeautre démonisé, ce qui ne se justifie pas sauf si l’on sait que le
premier est cultivé en Haute Provence et l’autre dans nos Ardennes belges
... et que la dame doit être originaire de provence. L'épeautre est source
de gluten aussi. Où est la logique? Je la soupçonne même d’utiliser du riz
blanc tout venant en sachet car une recette prévoit de « crever le riz dans
l’eau bouillante salée ». Desserts biscuits bûches etc : j’y trouve pas mal
de fécule de pommes de terre, tout va goûter le gratin dauphinois.
En gros, chère Anne, il me semble que tu viens de gaspiller 12 euros mais au moins tu les as jetés dans de bonnes mains. Sur lamacrobiotique.com, un macrobiote émet l’hypothèse que les morts précoces des macrobiotes et les divers signes de déséquilibre de santé chez eux seraient dus... à la cuisson à la pression. P.ex. « Les symptômes provenant de la cuisson à la pression seraient les suivants : teint pâle ou “gris” - cernes sous les yeux - maigreur extrême - contraction excessive de tout le corps - problèmes cardiaques - constipation - fatigue persistante et inexpliquée - problèmes psychiques : rigidité de la pensée, problèmes relationnels - comportements compulsifs vis-à-vis de la nourriture (alcoolisme, boulimie) ». On pourrait plus rationnellement imaginer que ces troubles sont dus à un système globalement déséquilibré par un régime inadapté à l'être humain en permanence (c'est peut être un programme de détox' de quelques semaines à quelques mois maximum), mais s’il fallait pointer des éléments particuliers, je dirais : le soja moderne et un défaut lipidique. Je m’explique. Les macrobiotes refusent les graisses saturées, ils sont souvent surdosés en polyinsaturées (qui, laissées seules dans l’organisme, peuvent faire pire que bien). Par ailleurs, ils suivent souvent des conseils d’hypolipidisme : 10 à 5% de graisses. Les symptômes cités plus hauts sont typiques de carences en graisses. Sur Dietobio, la diététicienne s’insurge contre les « charlatans de la nutrition » ... « Après de longues hésitations je me décide enfin à réagir contre les charlatans qui donnent des conseils en diététique et nutrition ». C’est rigolo comme tout, car malgré son diplome de diététicienne, je ne ne suis pas sûre que ses infos soient toutes « blanc de blanc ». Avant de jouer les chevaliers blancs, il faudrait peut être regarder la poutre dans son petit site ? Qu'y voit-on? Surutilisation du tofu, enchantement du « soja et de ses vertus médicinales », conseils de boire de l’eau pour détoxifier, un dossier sur l’huile d’argane parce que madame a, comme nous tous dans le métier, reçu une pub promotionnelle pour le produit, etc. Si les diététiciennes voulaient ne pas pousser le chaland dans le bras des « charlatans de la nutrition », il faudrait qu’elles fassent elles-mêmes assez preuve de discernement et qu'elles ne répètent pas comme des perroquets les laïus des producteurs. Ici, producteurs végétariens et bio, tant mieux. Mais le manque d’investigation est flagrant. Les personnes les moins bien portantes que je rencontre en cours privés ou de groupe sont souvent des végétariens qui ont été « éduqués » par de telles diététiciennes... Un petit mea culpa de leur part ferait du bien. Je leur en veux en particulier (les autres diététiciennes ne font même pas partie de ma planète, en particulier depuis qu’elles surutilisent les cures protéinées en poudre) car c’est à cause de ce végétarisme mal compris que ce mode alimentaire a si mauvaise réputation chez les nutritionnistes et diététiciens classiques. C’est évident : ils voient, comme moi, débarquer des personnes dans le même état de santé et ne font pas le détail. Pour eux, c’est le végétarisme qui est en cause et non la forme de végétarisme pratiquée. Sujet largement traité dans mon livre « Tartes et Légumineuses ».
Q. Vous indiquez souvent combien il est important que nous réduisions
nos apports en viande, mais je n'ai pas vraiment saisi les raisons
profondes de ce conseil. Je suis bien d'accord que d'un point de vue
économique c'est assez inacceptable de continuer à produire (et donc
consommer) autant de viande dans le monde. Je suis au courant que notre
consommation semble avoir nettement augmenté ces dernières décennies,
et qu'il est probable que nos ancêtres avaient un apport protidique
essentiellement végétal (encore que, plusieurs études se contredisent à ce
sujet - il semble par exemple que l'homme de néandertal fut
majoritairement un carnassier), mais cela ne justifie pas un tel
conseil... J'ai par ailleurs lu dans "Santé et Longévité" (Janecek, isbn
: 2844457266) qu'il était important d'apporter à notre organisme
environ 0.8 g de protéines *de bonne qualité* par kg de poids. Par
exemple, pour moi qui pèse 70 kg, je devrais consommer environ 56 g de
protéines par jour, soit environ 250 g de viande, poisson ou oeufs.
J'ai beaucoup de mal à faire la part des choses, tant les diverses
doctrines se contredisent, alors j'aime autant approfondir les conseils
qui me sont donnés pour connaître leurs racines et ainsi les comprendre
pour savoir mieux les appliquer.
Q. Bonsoir, J'ai connu vos livres il y a maintenant quelques semaines, je
les ai dévoré et j'ai ensuite pu apprécier ses recettes. Mais je me
pose plusieurs questions. A la maison, nous possédons notre moulin à
céréales, nous faisons notre pain au levain et nos pâtes à tartes. Nous
utilisons pour le pain un tamis 80 (nous obtenons en général un pain
plus fonçé que ceux des boulangers bio du coin). et pour les pâtes à
tartes nous ne tamisons pas la farine. Nous pensions faire pour le
mieux mais en lisant "tartes..."j'ai des doutes. Lorsque vous dites
qu'il faut laisser tremper la farine comment faut-il s'y prendre
exactement ? Faut-il rincer les céréales avant de les moudre ? merci de
votre réponse. Dans Tartes et Légumineuses, je mentionne dans l’encart grisé « être végétarien équilibré » ce qui suit : Essai de conclusion
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